Oui, nous sommes mal placées pour parler des gros vu que nous avons fait indirectement les louanges du Nutella. Mais c’est justement cet article qui nous a incitées à faire quelques observations.
Moi, je suis arrivée en France il y a un certain temps déjà… Bien sûr, les français considéraient que les allemands étaient gros et, je dois dire qu’en partie c’était vrai. On voyait plus de gros en Allemagne qu’en France. Lors de mon premier voyage aux USA , il y a un certain temps de ça aussi, disons bien au siècle dernier, là j’ai compris la définition du mot obèse !
Ce qui m’avait frappée à l’époque c’est que les français mangeaient beaucoup de légumes ; en hiver je voyais les femmes sortant du bureau avec un poireau et du céleri dans leur cabas, donc il y avait la soupe le soir. Dans les supermarché, il y avait certes des sodas, mais le choix était bien plus réduit que maintenant et la carafe d’eau se trouvait toujours sur la table et les enfants buvaient de l’eau alors qu’en Allemagne on ne buvait pas d’eau au repas ou alors seulement de l’eau gazeuse.
Alors, pourquoi je vous dis tout cela ?
Eh bien, je trouve, que la différence s’est bien estompée. Dans la rue, nous voyons des gens énormes, avec leur gobelet de boisson sucrée à la main; au ciné, il y a du popcorn et tout le monde mange toute la journée, comme en Amérique !
Ce phénomène de la mal-bouffe – merci la mondialisation – est devenu un véritable problème de santé, puisque de plus en plus d’enfants sont déjà gros au moment de rentrer à l’école. Jeux vidéo, télé et manque d’activité physique font le reste. Mais l’obésité est bien sûr aussi un problème de milieu social. Lorsque la sortie au supermarché et le caddie bien rempli représente le seul échappatoire du quotidien ; lorsque la solitude est mieux supportée devant un paquet de sucrerie…
Alors c’est à l’école de faire comprendre que bien manger est nécessaire, mais un plaisir aussi, mais un plaisir intelligent. Ce qui est déjà mis en œuvre avec les semaines du goût.

Ah non, je ne l’ai pas oubliée… ma copine du lundi, pensez-vous !





