On peut se poser cette question en regardant les magazines féminins, où l’on ne voit que de très belles filles. Les femmes veulent s’identifier à ces filles “virtuelles” qui en fait n’existent pas puisque leur prétendue perfection est le fruit de … photoshop. Ce sont des beautés arrangées, modifiées voire trafiquées qui ornent les pages des revues et les pub.
Le dernier exemple édifiant est la pub de H&M :
“On prend des photos de vêtements sur un mannequin en plastique, puis l’apparence humaine est générée par un programme informatique”

pour en faire des produits avec des mensurations idéalisées !
Dove, dans ses campagnes publicitaires, nous montrait des femmes bien en chair mais pour le moment, c’est apparemment le seul “écart” dans le monde de la pub.

Une fois “photoshopées”, les top models, actrices ou simples modèles ont des visages sans rides, des fesses et des cuisses sans défaut, pas le moindre petit bouton, le moindre poil superflu. Et pourtant ce sont ces pubs “arrangées” qui se trouvent en majorité sur les magazines féminins achetés par… des femmes.
Il ne semble donc pas que ce soit les hommes qui imposent cette image de la femme parfaite mais ce sont les femmes elles-mêmes qui s’imposent cette torture en tentant vainement de recopier l’image de la perfection, perfection bien sûr imposée par toute une industrie (cosmétique, textile…) et relayée par les médias. Et le tout génère un énorme chiffre d’affaires.
Dans le ELLE du 10 février, il y a Tara Lynn en couverture – une très belle ronde. Elle fait l’objet d’un article suivi des conseils pratiques pour les rondes. Soit. Mais comme chaque année, ce sera très certainement un article “alibi”.

Parce que …
Dès l’approche du printemps, les magazines proposeront de nouveau les régimes, les produits et toutes les méthodes amincissantes…avant l’épreuve du maillot de bain et de nouveau c’est elles qui se soumettront à ces critères inatteignables.
Alors maso ???
C’est qu’elles le veulent bien !!!