A l’approche de la coupe du monde de football, les annonceurs font leurs publicités avec de grandes vedettes du football pour exploiter cet événement de portée mondiale.
Il y a une publicité qui nous a frappées, voire mises mal à l’aise.
Vuitton, le symbole de qualité, de luxe à la française, nous montre Zidane, Pelé, et Maradona dans un café madrilène en train de jouer au baby foot, « trois parcours exceptionnels pour un match de légende » tel est le commentaire qui accompagne la pub. Certes tous trois enfants pauvres ils sont devenus de grands joueurs de football, des mythes chacun dans leur pays respectif, prouvant que l’on peut s’en sortir à force de volonté et quelque talent.
Pourquoi alors nous sentons-nous mal à l’aise ?
Le sport met en scène des êtres humains qui par leur performance athlétique mais aussi leur comportement deviennent des idoles et ainsi des exemples pour la jeunesse.
Alors Maradona, parcours exceptionnel ?
C’était un joueur extraordinaire sur le plan technique. Mais consommateur de cocaïne, soupçonné d’être en contact avec la Camorra, ses démêlés avec le fisc italien et ses insultes grossières envers les journalistes ne font pas de lui un exemple, ni humain, ni sportif !
Le milieu du football est déjà l’objet de critiques à cause des sommes d’argents faramineuses engagées pour payer les joueurs et tous ceux qui gravitent autour d’eux.
Alors la photo d’Annie Leibovitz pour la publicité est belle certes, mais son contenu plus que douteux est surprenant de la part d’une maison comme Vuitton.