
Le 8 mai, fête de la Victoire, commémore la victoire des Alliés sur l’Allemagne.
Lorsque vous êtes Allemand, vous éprouvez toujours un sentiment mitigé lors des manifestations qui rappellent cette époque. Il vous arrive presque d’envier les autres pour leur fierté patriotique ! Vous êtes né après 1945, donc vous bénéficiez de la “grâce d’une naissance tardive” selon Helmut Kohl. Mais comment ne pas porter en soi ce fardeau de culpabilité envers le nazisme, de ces atrocités commises si en même temps vous vous revendiquez de la philosophie, de la littérature, de la musique, en somme de la culture allemande ?
Nous, les générations d’après-guerre avons essayé de comprendre ce qui est incompréhensible, de nous renseigner auprès de nos parents ou grand-parents, ces anciens qui sont en train de disparaitre. C’était un dialogue de sourds : Il fallait survivre. Personne n’était responsable, personne ne savait. Et suivait la litanie : vous ne pouvez pas comprendre, avant c’était la misère ; le traité de Versailles était tellement injuste ; si Hitler n’avait pas attaqué le premier, les Rouges nous auraient envahis ; nos soldats n’ont fait que leur devoir ; on n’a fait qu’obéir ; il n’y avait pas les informations comme aujourd’hui ; pourquoi pour nous il y a eu le procès de Nuremberg et pas pour Staline ; le vainqueur a toujours raison etc...Il fallait faire avec.
Heureusement, le pays dans son ensemble a fait un travail remarquable pour affronter son Histoire, surtout depuis une trentaine d’années. Mais il est vrai aussi que l’Allemagne ose maintenant parler de son propre calvaire pendant et après cette période, des bombardements, des viols collectifs, des populations chassées de leurs territoires, de la famine et de tant de morts aussi du côté allemand. Il y a une sorte de réhabilitation du peuple allemand. On constate un renouveau sentiment national, la fierté d’avoir réussi la réunification, une révolution pacifique.
Cette commémoration du 8 mai reste nécessaire non pas pour exacerber le sentiment de culpabilité mais pour faire œuvre de mémoire.

Der 8.Mai feiert den Sieg der Alliierten über Deutschland.
Als Deutscher betrachtet man diese Gedenkfeiern mit gemischten Gefühlen. Man beneidet fast die anderen um ihren Patriotismus. Man ist nach 1945 geboren, hat also “die Gnade der späten Geburt” – wie Helmut Kohl es ausdrückte. Aber wie könnte man einerseits nicht die Schuld der Nazizeit und ihrer Grausamkeiten in sich tragen, wenn man sich zur gleichen Zeit mit der Philosophie, der Literatur, der Musik, also der deutschen Kultur verbunden fühlt ?
Wir, die Nachkriegsgenerationen, haben versucht, das Unverständliche zu verstehen, bei unseren Eltern oder Grosseltern nachzufragen, bei diesen Jahrgängen, die bald alle verstorben sind. Es war, als ob man gegen eine Wand sprach. Keiner war schuldig, keiner wusste Bescheid. Es galt zu überleben.Und dann immer dasselbe : Ihr könnt das überhaupt nicht verstehen, vorher herrschte schlimmste Not ; der Versailler Vertrag war so ungerecht; wenn Hitler nicht als erster angegriffen hätte, hätte Stalin uns überfallen; die Soldaten haben nur ihre Pflicht getan; wir haben nur Gehorsam geleistet; es gab nicht die Informationen wie heutzutage; warum gab es den Nürnberger Prozess für uns und Stalin wurde nicht bestraft; das Recht ist immer auf Seiten der Sieger usw. Man musste damit zurechtkommen.
Gottseidank hat das Land in seiner Gesamtheit eine bemerkenswerte Arbeit geleistet, um zu seiner Geschichte zu stehen, besonders seit dreissig Jahren. Aber Deutschland beginnt auch, über sein eigenes Leiden während und nach dieser Periode zu sprechen, über die Bombenangriffe, kollektive Vergewaltigungen, über Vertreibungen der Bevölkerungen aus ihren Gebieten , über Hungersnöten und über so viele Tote auch auf Seiten der Deutschen. Irgendwie eine Rehabilitation der Deutschen. Es gibt wieder so etwas wie ein Nationalgefühl, ein Stolzsein , die Wiedervereinigung gemeistert zu haben, eine friedliche Revolution.
Dieser 8.Mai muss bleiben, aber nicht um das Schuldgefühl zu verschärfen, sondern als ein Mahnmal der Erinnerung.








scientifique, réservée, et lui, le latin, parvenu, expansif.








Il y des livres d’enfants que l’on oublie et d’autres dont nous gardons un sentiment de chaleur, d’humanisme et de bien-être. Heidi, le livre de Johanna Spiry (1827-1901) en fait partie.



Qui ne connaît pas “Douce nuit, sainte nuit“ ou Stille Nacht, heilige Nacht ? Ce célèbre chant de Noël, écrit par Joseph Mohr et Franz Xaver Gruber fut chanté pour la première fois le 24 décembre 1818 dans l’Église Saint-Nicolas à Oberndorf, en Autriche.





