Archives de la Catégorie Concerts

Santana Light and Love

Carlos Santana, un des héros de Woodstock, a donné un concert dans les arènes de Nîmes. Devant un public acquis d’office à la cause de la musique latine, il a su enflammer la foule par la rythmique de ses chansons. Mélange de rock’n roll, blues et rythme latino américain- latin rock.

Enchaînant “Black Magic Woman”, “Jingo”, “Oye como va”, “Coraçon” … Il a  eu la générosité de partager le devant de la scène et les applaudissements avec  ses musiciens et ses 2 chanteurs. La musique était parfaite, la rythmique assurée par une batterie et 3 percussionnistes.
Un régal !

La génération Peace and Love était bien présente et il s’est adressé à elle justement pour donner un nouvel élan sur fond de lutte pour la préservation de la planète. Le nouveau slogan est désormais : “light and love”, avec une colombe de la paix en arrière – plan sur l’écran géant !

Kitsch, sincérité  ? La génération du Peace and Love n’a pas réussi dans son ambition, alors…

Un bémol concernant les organisateurs : vu le prix du concert, on ne devrait pas se retrouver derrière les barreaux d’ un escalier masquant une partie de la scène.

L’unité italienne

Il y a quinze jours était célébré l’anniversaire des 150 ans de l’Unité italienne (17 Mars 1861) et la soirée était clôturée par la représentation du “Nabucco” de Verdi sous la direction de Riccardo Muti à l’Opéra de Rome.

Cette œuvre, qui met en scène les Hébreux esclaves du roi  de Babylone Nabuchodonosor, est un des symboles du mouvement d’indépendance appelé le Risorgimento. En effet les Italiens sous la domination de puissances étrangères (autrichienne et espagnole notamment) s’identifiaient aux Hébreux et le chœur des esclaves (le célèbre “Va pensiero…”) symbolisait leur asservissement et leur soif de liberté.

Séquence émotion lors du “bis” accordé par le chef d’orchestre.

De nombreuses manifestations sont prévues à Turin, première capitale de l’Italie unifiée ; on peut trouver les informations sur le site Italia 150.

Le Festival d’Aix en Provence…

Non pas le vrai, pas celui de la cour de l’Archevêché à 100 euros la place !

Comme pour le « Off » d’Avignon nous aimons bien découvrir des spectacles moins connus et moins courus.

Nous avons assisté à une soirée du  “Festival Côté Cour” .

Ce festival, animé par une association de bénévoles,  a pour but de faire découvrir de nouvelles voix dans des monuments historiques dont la ville d’Aix en Provence est si riche.

Dernier spectacle de la saison donc,  un opéra de Pergolèse (dont on fête cette année le 300ième anniversaire de la naissance).

Les deux actes de « La Serva Padrona » (La servante maîtresse) ont été écrits  en 1733 (soit 35 ans avant le premier opéra de Mozart), ils servaient  à l’origine d’intermèdes “comiques” entre  les actes d’un autre opéra « tragique » : “Il Prigionier Superbo”.

Vingt ans plus tard la représentation de cet opéra déchaîna à Paris « la querelle des bouffons » alimentée par les philosophes des Lumières qui prônaient ce chant pur des  italiens contre la tradition musicale française de la tragédie lyrique incarnée par Lully et Rameau.

Ainsi ce petit intermède devint une œuvre légendaire,  auréolée de plus par la mort précoce de Pergolèse à 26 ans.

Il était intéressant pour nous de nous replonger dans l’histoire de la musique pour savoir qu’on assistait ce soir-là  à la représentation de « l’ancêtre » de l’opéra comique.

Nous n’avons pas été déçues : une mise en scène dynamique dans un décor résolument moderne,  de belles voix (peu servies par l’acoustique du Cloître des Oblats mais c’est la règle du jeu des festivals de l’été), l’enthousiasme des chanteurs, des musiciens et du public. Au dessus de nous le ciel étoilé et après… une coupe de champagne obligatoire sur le Cours Mirabeau !

ZZ Top…

Concert des deux barbus texans à Nîmes.

Arènes bondées, chaleur orageuse,  ambiance surchauffée mais bon enfant.

Le concert rock est devenu une sortie en famille : papy-mamie, papa-maman et les enfants (les bébés protégés par des boules Quiés).

Rendez-vous d’anciens combattants, les cheveux dans le dos remplaçant ceux qui manquent sur le dessus du crâne et les mamies oublient l’arthrose en se déhanchant au rythme du blues rock américain.

It was blues time !

Un show rôdé à grand renfort de sono ; les deux papys sexagénaires connaissent bien les ressorts de l’humour pour accompagner leurs tubes et manient toujours l’autodérision : barbes démesurées, guitares en fourrure sans oublier le côté macho sudiste : « Hot women and ice cold beer ».

Nous avons aimé réécouter Sharp Dressed Man, La Grange, Gimme all your lovin…

Toute la famille chante en chœur !

Moment de grâce – Concert avec Brigitte Engerer

Cette semaine, nous avons eu la chance d’assister à un concert de Brigitte Engerer, grâce à l’association  « Les Mailomanes » qui avait organisé ce concert dans un cadre restreint mais sublime, à l’Hôtel Palm Beach à Marseille.

Ce concert en quelque sorte privé fut MONUMENTAL !

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