Il nous arrive d’aller voir un film classé trop “mec” à notre avis juste pour accompagner “l’homme” – nous ne l’aurions pas choisi de nous-même. C’est le cas du film de Michaël R.Roskam, nommé aux oscars dans la catégorie meilleur film étranger!
Qu’en penser, qu’en dire ? C’est un film inclassable, indéfinissable et impressionnant, issu de la nouvelle école belge. Violence, mafia, trafic d’hormones, amitié et trahison, sexe – tout est réel et cru. Mais il y aussi la spécificité belge avec ses deux langues et deux cultures – la frontière linguistique est intégrée dans l’action.
L’acteur Matthias Schoenaerts, extraordinaire, porte à lui tout seul cette tragédie avec sa solitude, un colosse entre fragilité et violence, un animal à la recherche de tendresse. Une sorte de “Of Mice and Men”, la débilité en moins. Agriculteur et éleveur flamand, il collabore avec un vétérinaire corrompu qui fait le trafic d’ hormones pour favoriser l’engraissement du bétail. Alors qu’il est en passe de conclure un gros marché, un agent fédéral est assassiné….Nous n’en dirons pas plus. Si vous êtes capable de regarder un film glauque, alors vous pouvez apprécier. Mais ne lisez pas les critiques, parce que le suspense est réel et il est bon de découvrir soi-même l’histoire.
Il y a une certaine longueur dans les images représentant le ciel sur “le plat pays”, celles de la campagne que le spectateur n’arrive pas à aimer tant l’intrigue est noire, pas comme dans un polar américain avec des scènes spectaculaires, mais par cette ambiance pesante, violente par moment, les flashback qui finalement nous font comprendre ce personnage solitaire et sa souffrance.
Au restau après le cinéma on a mangé du poisson !


On croyait que Noël et ses cadeaux étaient finis, jusqu’à l’année prochaine. Et pourtant…







Premier roman d’un jeune écrivain turinois, Paolo Giordano, “La solitude des nombres premiers”, édité en 2008, a été un best-seller en Italie ; il a remporté le prix Strega, l’équivalent du Goncourt et a été traduit en quarante langues. Né en 1982, l’auteur est diplômé de physique théorique.


“Le Don du Roi” - Le film de Michael Hoffman qui est projeté actuellement sur Canal Sat nous fait revivre en partie le plaisir que nous avions éprouvé à la lecture du roman homonyme de Rose Tremain.




