Quel dépaysement ! Le film d’Alexander Payne nous fait voyager et découvrir l’Amérique d’Hawaï, ses paysages, son métissage, nous fait vivre au rythme lent de la vie dans les îles, accompagné d’une très belle bande-son de musique locale.
C’est l’histoire d’un homme trompé et quelle bonne idée d’avoir choisi Georges Clooney pour incarner cet homme, loin de l’image ”what else” ! C’est plutôt lui qu’on verrait en mari volage et non pas dans le rôle du “cocufié”. Un homme qui travaille beaucoup et qui semble avoir négligé un peu sa femme et ses enfants. Mais son épouse, après un accident, est dans un coma irréversible et va mourir. Et ce n’est qu’à ce moment-là qu’il découvre que sa femme avait une liaison.
Le voilà confronté aux problèmes d’éducation de ses filles, l’une qui débute l’adolescence et l’autre qui ne va pas tarder à la quitter, deux filles gâtées flanquées d’un copain abruti ; ces ados n’ont aucun respect ni devant la maladie et la mort, encore moins devant l’autorité.

En même temps il doit gérer un héritage familial, un des derniers terrains encore libres dans ce paradis terrestre que toute sa famille veut transformer en projet immobilier. Pas besoin de grands discours pour nous faire comprendre l’enjeu - les beaux travelling dans les paysages encore vierges sont éloquents !

Et finalement il fera le choix dans le respect de ses ancêtres, parce que lui aussi vient d’une grande famille métissée qui a su lui donner une éducation et le goût du travail.
N’y a-t-il pas trop de sujet pour un seul film ? Non, parce que Alexander Payne réussit à nous faire vraiment rentrer dans cette histoire qui navigue entre le comique de certaines scènes magistralement jouées par Clooney et le tragique de la situation. Nous partageons quelques jours de la vie d’un homme, confronté aux soucis du quotidien et à un drame exceptionnel, qui ne comprend plus rien, ni ses filles ni sa femme. Lors de la rencontre avec l’amant, il se demande tout comme sa fille (et nous aussi), ce qu’elle a trouvé à cet être falot. Le choix de Matthew Lillard n’est pas innocent : bellâtre et benêt et en plus, certains de ses rôles dans les films d’épouvantes, à l’image de “Scream”, lui enlèvent toute crédibilité de mâle conquérant !

De ce fait, l’épouse infidèle est discréditée, et le mari regagne en respectabilité !
Petit à petit, la petite famille va se retrouver et resserrer les liens. Et malgré la déception, la peine et le chagrin, le père et sa fille ainée feront finalement preuve d’une grandeur d’âme qui les conduira au pardon et par là même le mari trompé retrouve une paix intérieure.


Acheté à l’aéroport, où il se trouvait en multiples exemplaires au point de vente presse, pour tuer le temps d’attente en salle d’embarquement, “La Délicatesse” de David Foenkinos s’est révélé être l’équivalent d’un roman de gare … un roman d’aéroport !









Nous n’avons ni lu les livres à succès ni vu les premières adaptations au cinéma ou à la télévision, nous sommes donc arrivées novices.
Nous avons eu le grand plaisir de “faire la connaissance” de S.Rushdie lors d’une conférence à Aix-en-Provence pour la fête du livre en Octobre 2008. Cet écrivain d’origine indienne, surtout connu (et donc mal connu) par le retentissement médiatique de la fatwa que lui avait valu la parution des “Versets sataniques”, a su charmer son auditoire ce jour-là par son humour et son intelligence qu’il exprimait avec une grande simplicité. D’approche facile et, disons-le, malgré un physique peu engageant, S.Rushdie nous a séduites !



Ne marche jamais sur le chemin tracé car il ne te mène que là où d’autres sont allés. 


C’est notre premier film de l’année et malgré toutes les louanges qui se font entendre, ce ne sera peut-être pas notre meilleur ! Oui, nous sommes dures dans notre jugement, mais le film de Jeff Nichols nous a laissées un peu perplexes.




