[Santé] Full Moon

Qu’est-ce que c’est beau – un ciel dégagé après ces nuits de neige et cette belle lune qui éclaire la nuit !

Mais nous avons mis des années avant de comprendre que l’intensité électromagnétique de cette belle lune  était la raison de nos nuits agitées, de nos problèmes pour nous endormir voire carrément des nuits blanches ! Nous n’avions jamais fait la relation entre nos insomnies et le calendrier lunaire – c’est plutôt du domaine des gens qui “s’écoutent” ou des superstitieux ! Bien sûr, nous connaissions l’influence de la lune sur les marées et aussi sur la taille de la vigne, mais cela ne nous concernait pas.

Et toutes ces légendes qui tournent autour cette pleine lune : il paraît que les vampires se régénèrent après avoir mangé du sang humain et que certains se transforment en loups-garous !

Nous c’est beaucoup plus simple, moins monstrueux mais bien agaçant quand au coeur de nos nuits blanches on lève les yeux et elle semble nous narguer, cette satanée lune !

Aussi pour nous régénérer allons-nous essayer la recette de l’eau lunaire communiquée par le Dr Henry Puget (médecin généraliste et auteur de “Lune et Santé : mode d’emploi”, éd. Minerva).

L’eau lunaire est une eau énergétique qui peut “se fabriquer” en période de pleine lune. Le principe est simple : les ondes électromagnétiques émises par les rayons lunaires sont captées par les molécules d’eau, et restent prisonnières du liquide, en gardant leurs propriétés physiques et énergétiques. En buvant cette eau lunaire, cette information est transmise à l’organisme.

Voici la recette de l’eau lunaire :
L’un des trois jours de la pleine lune (la veille, le jour même ou le lendemain), placez toute la nuit, à un endroit baigné directement par les rayons de lune, 3 à 4 bouteilles remplies d’eau non gazeuse.

Disposez ces bouteilles de verre ou de plastique transparent dans le réfrigérateur et buvez un grand verre de cette « eau lunaire » tous les matins, à jeun de préférence.
Le bénéfice sera encore plus grand si vous secouez énergiquement l’eau avant de la boire.

Vous y croyez, vous ?

[Cinéma] Bullhead

Il nous arrive d’aller voir un film classé trop “mec” à notre avis juste pour accompagner “l’homme” – nous ne l’aurions pas choisi de nous-même. C’est le cas du film de Michaël R.Roskam, nommé  aux oscars dans la catégorie meilleur film étranger!

Qu’en penser, qu’en dire ? C’est un film inclassable, indéfinissable et impressionnant, issu de la nouvelle école belge. Violence, mafia, trafic d’hormones, amitié et trahison, sexe – tout est réel et cru. Mais il y aussi la spécificité belge avec ses deux langues et deux cultures – la frontière linguistique est intégrée dans l’action.

L’acteur Matthias Schoenaerts, extraordinaire, porte à lui tout seul cette tragédie avec  sa solitude, un colosse entre fragilité et violence, un animal à la recherche de tendresse. Une sorte de “Of Mice and Men”, la débilité en moins. Agriculteur et éleveur flamand, il collabore avec un vétérinaire corrompu qui fait le trafic d’ hormones pour favoriser l’engraissement du bétail.  Alors qu’il est en passe de conclure un gros marché, un agent fédéral est assassiné….Nous n’en dirons pas plus. Si vous êtes capable de regarder un film glauque, alors vous pouvez apprécier. Mais ne lisez pas les critiques, parce que le suspense est réel et il est bon de découvrir soi-même l’histoire.

Il y a une certaine longueur dans les images représentant le ciel sur “le plat pays”, celles de la campagne que le spectateur n’arrive pas à aimer tant l’intrigue est noire, pas comme dans un polar américain avec des scènes spectaculaires, mais par cette ambiance pesante, violente par moment, les flashback qui finalement nous font comprendre ce personnage solitaire et sa souffrance.

Au restau après le cinéma on a mangé du poisson !

[Actualité] France-Culture : de la radio au papier

Fini donc les petits morceaux de papier griffonnés sur le coin de l’évier, sur la planche à repasser ou dans la voiture au feu rouge quand on écoute une émission et que l’on veut se souvenir d’une intervention tellement intéressante, conserver une partie de la masse de savoir dispensée chaque jour par cette radio.

France-Culture Papiers  sera la première revue culturelle réalisée à partir d’émissions de radio.

Certains parlent de régression étant donné que l’on passe plus souvent du bon vieux papier de Gutenberg au son et à l’image, cela paraît en effet une évolution logique comme du livre de poche à l’e-book.

Il existait  pourtant depuis quelques années les podcasts (pour auditeurs geek!), grâce auxquels on peut écouter et réécouter les émissions qui passent aux heures où l’on n’est pas disponible. Mais le transfert sur papier des émissions de France-Culture n’est pas tant un problème de modernité ou d’adéquation aux nouvelles technologies que de souci de conservation d’un outil de connaissance.

Loin du caractère éphémère de certains médias,  cette chaîne de radio est une mine d’enseignements, elle permet d’acquérir des connaissances grâce aux meilleurs spécialistes de diverses disciplines. Tout sauvegarder sur papier et ainsi fixer sur un matériau plus durable et facilement consultable tout ce savoir  rendra un grand service à ceux qui souhaitent s’instruire ou ceux qui pourront le réutiliser dans leur profession.

A suivre…

[Coup de gueule] Césars…de l’esprit gaulois

Hier nous nous sommes retrouvées comme malgré nous devant la cérémonie des Césars. Sans enthousiasme mais pourquoi ne pas essayer de faire comme s’il y avait du suspens (au cas ou “The Artist” n’aurait rien obtenu !), pourquoi ne pas admirer les belles robes des stars, et puis nous avions vu quelques films césarisables que nous avions bien aimés, est-ce qu’ils allaient être récompensés ?

Le maître de cérémonie Antoine de Caunes, dont nous attendions quelques traits d’humour, était particulièrement lourd après un bonne entrée en scène. Mais qu’il ait lancé des vannes à Mathieu Kassovitz était plus que mérité, il l’avait cherché. Mathilde Seigner qui ne veut pas quitter la scène,  les plaisanteries douteuses  du genre “tu refoules du bec ” de Valérie Bonneton ou « la différence entre Hollywood et Bollywood, c’est le Smecta », on attendait plus de glamour dans le cadre d’une manifestation qui célèbre le cinéma français particulièrement riche cette année.

L’humour caca boudin, associé à des prises de position politiques catégoriques et peut-être déplacées, nous auraient gâché la soirée s’il n’y avait pas eu un aussi bon cru cinématographique français 2011 !

[Mood] Noël en Mai…

On croyait que Noël et ses cadeaux étaient finis, jusqu’à l’année prochaine. Et pourtant…

La période électorale ressemble à un catalogue de cadeaux, tant de rêves et de promesses – on se croit retourné dans l’enfance et sa capacité de croire en tout, cela s’appelle bien naïveté, n’est-ce pas ?

Le ballon de baudruche qui continent toutes ces promesses va-t-il à un moment donné  exploser en plein vol ou alors ne même pas décoller ? Ce n’est pas pour rien qu’existe l’expression toute faite de “promesses électorales”, fausses bonnes intentions dont l’enfer, dit-on, est pavé ou vraie démagogie qui consiste à répéter des formules simplistes que chacun peut comprendre à sa façon.

Pendant une soixantaine de jours nous allons encore entendre de modernes Robin de Bois proclamer qu’on va prendre l’argent aux riches pour le donner aux pauvres, des présomptueux prétendre que 65 millions de français valent mieux que 1 milliard et quelques centaines de millions de chinois et moi et moi et moi…des bonimenteurs vociférer que demain on rase gratis…

Donc nous, dans tout ça, on va essayer de garder les pieds sur terre ! L’hiver nous a amené récemment un vent de Sibérie qui a gelé les plantes et bientôt il va falloir tailler, couper, évacuer puis replanter… Mars, Avril, Mai… nous avons 60 jours pour cultiver notre jardin !

[Expo] Les masques de jade Mayas

Ce petit musée est bien situé : place de la Madeleine entre Hédiard et Fauchon (on peut donc prévoir un instant thé après s’être cultivé !).

Il présente jusqu’au mois de Juin des masques funéraires en mosaïque de jade provenant de sites mayas du Mexique dont, entre autres, Chichen Itza et Palenque.

C’est la première fois que le Mexique accepte de prêter ces œuvres de la période 250 à 900 de notre ère qui sont le fruit  d’une décennie de recherches et de restaurations.

Comme dans l’ancienne Egypte les masques et le trousseau funéraire (colliers, boucles d’oreilles, bracelets, céramiques et offrandes) avaient pour mission d’assurer la vie éternelle aux souverains après leur mort. En effet tous ces objets ont été retrouvés dans les sépultures des élites et hauts dignitaires mayas, par exemple le masque du roi Pakal

 Une autre partie des masques exposés représente les divinités du panthéon maya qui combinent des traits humains, animaux et végétaux comme le dieu du Maïs. Il y a aussi des stèles portant des “glyphes” qui étaient l’élément de base de l’écriture maya.

De nombreux panneaux tentent d’expliquer la cosmogonie mystérieuse de cette culture ainsi que l’histoire des différents sites et de leur exhumation. Ils sont sûrement exhaustifs mais il est dommage que la Pinacothèque ne soit pas équipée d’audioguides ce qui aurait été plus accessible pour les néophytes que nous sommes en matière de civilisations pré-colombiennes !

[Poil à gratter] Les femmes sont-elles maso ?

On peut se poser cette question en regardant les magazines féminins, où l’on ne voit que de très belles filles. Les femmes veulent s’identifier à ces filles “virtuelles” qui en fait n’existent pas puisque leur prétendue perfection est le fruit de … photoshop. Ce sont des beautés arrangées, modifiées voire trafiquées qui ornent les pages des revues et les pub.

Le dernier exemple édifiant est la pub de H&M :

On prend des photos de vêtements sur un mannequin en plastique, puis l’apparence humaine est générée par un programme informatique”

           

pour en faire des produits avec des mensurations idéalisées !

Dove, dans ses campagnes publicitaires, nous montrait des femmes bien en chair mais pour le moment, c’est apparemment le seul “écart” dans  le monde de la pub.

Une fois “photoshopées”, les top models, actrices ou simples modèles ont des visages sans rides, des fesses et des cuisses sans défaut, pas le moindre petit bouton, le moindre poil superflu. Et pourtant ce sont ces pubs  “arrangées” qui se trouvent en majorité sur les magazines féminins achetés par… des femmes.

Il ne semble donc pas que ce soit les hommes qui imposent cette image de la femme parfaite mais ce sont les femmes elles-mêmes qui s’imposent cette torture en tentant vainement de recopier l’image de la perfection, perfection bien sûr imposée par  toute une industrie (cosmétique, textile…) et relayée par les médias. Et le tout génère un énorme chiffre d’affaires.

Dans le ELLE du 10 février, il y a Tara Lynn en couverture – une très belle ronde. Elle fait l’objet d’un article suivi des conseils pratiques pour les rondes. Soit. Mais comme chaque année, ce sera très certainement un article “alibi”.

Parce que …

Dès l’approche du printemps, les magazines proposeront de nouveau les régimes, les produits et toutes les méthodes amincissantes…avant l’épreuve du maillot de bain et de nouveau c’est elles qui se soumettront à ces critères inatteignables.

Alors maso ???

C’est qu’elles le veulent  bien !!!