L’autre jour, en arrivant à la gare de Lyon, moment de panique – plus de portable, je ne trouve plus mon i-Phone ! Katastrophe ! Volé ou perdu ? Je ne sais pas. Au guichet “objets perdus” je signale la perte. Il faut que j’appelle pour prévenir de mon retard, mais plus aucun numéro en tête, tout est enregistré sur mon i-Phone !
Ensuite, plus aucun code : celui pour rentrer dans l’immeuble où je vais loger, il est dans l’ i-Phone, bien sûr – le code confidentiel du portable, il est sur la facture qui se trouve chez moi, à quelques centaines de km ! Je pense à ceux qui ont essayé en vain de me joindre…Situation de stress extrême, je suis perdue, lost without my i-Phone !

On dirait que tout dépend de ce petit truc certes bien pratique, mais qui petit à petit s’est rendu indispensable, qui s’est immiscé dans notre vie. Sans lui, plus rien ne marche. Nous sommes devenus complètement dépendants, drogués en somme ! Je suis une droguée alors, une Junkie de l’i-phone ?
Mais comment sommes-nous arrivés là ? C’est fou cette dépendance de la technique, de ces moyens de communication, d’être perdu sans eux dans la vie quotidienne au point de ne même plus connaître par cœur quelques élémentaires numéros de téléphone ! Et nous avons laissé faire !
Maintenant il va falloir remplacer le téléphone et revoir l’abonnement, les coups de fil avec les opérateurs du bout du monde, les négociations puisqu’il y a presque autant de tarifs de portables et d’abonnements que d’utilisateurs…. Je suis coincée sans portable, et je me sens piégée parce que obligée d’acheter un autre…non, le même, une ruine ! Je vous parlais du pouvoir d’un tyran !
Ensuite il va falloir retrouver tous les numéros ; je prends la résolution de noter les adresses et les numéros sur papier ! D’ailleurs, j’ai un joli carnet fleuri, je vais reprendre mon crayon et bien m’appliquer avec ma plus belle écriture, comme avant…

Et mes photos celles prises comme ça, des photos de petits moments heureux que je n’ai même pas sauvegardées chez moi…sur mon Mac…
Je me sens orpheline, mais orpheline en colère !
Acheté à l’aéroport, où il se trouvait en multiples exemplaires au point de vente presse, pour tuer le temps d’attente en salle d’embarquement, “La Délicatesse” de David Foenkinos s’est révélé être l’équivalent d’un roman de gare … un roman d’aéroport !









Nous n’avons ni lu les livres à succès ni vu les premières adaptations au cinéma ou à la télévision, nous sommes donc arrivées novices.
Nous avons eu le grand plaisir de “faire la connaissance” de S.Rushdie lors d’une conférence à Aix-en-Provence pour la fête du livre en Octobre 2008. Cet écrivain d’origine indienne, surtout connu (et donc mal connu) par le retentissement médiatique de la fatwa que lui avait valu la parution des “Versets sataniques”, a su charmer son auditoire ce jour-là par son humour et son intelligence qu’il exprimait avec une grande simplicité. D’approche facile et, disons-le, malgré un physique peu engageant, S.Rushdie nous a séduites !



Ne marche jamais sur le chemin tracé car il ne te mène que là où d’autres sont allés. 


C’est notre premier film de l’année et malgré toutes les louanges qui se font entendre, ce ne sera peut-être pas notre meilleur ! Oui, nous sommes dures dans notre jugement, mais le film de Jeff Nichols nous a laissées un peu perplexes.



